Le tournoi de 3×3 organisé par l’AWBB faisait étape à Genappe: « L’engouement grandit année après année » (VIDEOS + PHOTOS)

Le week-end du 11 et 12 mai, l’effervescence était bien présente au hall omnisports de Genappe. Et pour cause: pour la première fois de son histoire, le club avait l’honneur d’accueillir une manche du 3×3 Girls Got Game / Boys Can Play organisé par l’AWBB. Au total, ce ne sont pas moins de 87 équipes pour un total de 350 sportifs et sportives qui se sont donnés rendez-vous dans la cité du Lothier.
Et comme on peut s’en douter, organiser un tournoi de cette ampleur, cela prend du temps. Beaucoup de temps même comme l’explique Valérie Pletsers, organisatrice de l’événement pour le compte de Genappe-Lothier. « C’est un boulot de dingue. En amont, cela demande beaucoup de préparation car il faut gérer la logistique, trouver les bénévoles, jongler avec les demandes des uns et des autres. En plus, c’était le week-end de la fête des mères mais on a eu la chance de pouvoir compter sur beaucoup de gens motivés pour nous aider. »

Et parmi ces personnes, une bonne cinquantaine de bénévoles sur l’ensemble du week-end… venant des clubs de la région. « C’est vraiment chouette de voir qu’on peut compter sur des personnes qui ne sont pas dans le club mais qui veulent en faire une réussite. Outre les membres de notre comité, les jeunes du clubs, les parents, les coaches et les bénévoles de Genappe, nous avons pu compter sur l’aide de membres des clubs de Villers-la-Ville, du Rebond Ottignies, des Castors Braine et de Nivelles. Tout le monde a travaillé main dans la main », continue Valérie Pletsers.

« On voulait relever le défi »
Si l’AWBB est arrivée à Genappe, ce n’est pas par hasard. Pour accueillir cette manche wallonne du 3×3, il a fallu rentrer un dossier et répondre aux exigences de la fédération. « Sélim Ben Aissia, responsable du 3×3 Girls Got Game / Boys Can Play de l’AWBB, est venu, avec son équipe, voir nos installations pour vérifier s’il était possible ou non d’accueillir cet événement, continue l’organisatrice. Il nous a conseillé et nous a aidé. Au final, c’était un travail d’équipe. Sélim ne nous a rien imposé. Il nous amène son expérience et nous guide pour éviter les problèmes. Notre salle n’est pas très grande et nous avons travaillé sur quatre demi-terrains. Finalement, on voulait relever ce défi et je pense qu’on y est arrivé. Rien que voir le sourire sur le visage des enfants et des parents est une belle réussite pour nous. »

Intensité, concours et émotions
Une journée type du 3×3 Girls Got Game / Boys Can Play de l’AWBB, c’est une arrivée des joueurs et des joueuses vers 8h30. Après l’accueil, tous les enfants ont reçu un t-shirt à l’effigie du tournoi avant le début des hostilités. Quelques matchs de poule pour sortir les meilleures équipes. Place ensuite aux quarts de finale avant le traditionnel concours de shoot. Pendant une minute, tous les participants tentent de mettre le plus de shoots possibles depuis la ligne des lancers-francs. Cette pause terminée, place aux demi-finales et aux finales où le niveau de basket et d’intensité est incroyablement élevé. Un déroulement identique pour les U10, U12, U14 et U16, garçons et filles. L’intensité propre au format se ressent aussi chez les jeunes qui passent par toutes les émotions dans ces rencontres de dix minutes. « Le 3×3 peut devenir un bon complément du 5 contre 5. C’est un autre style de jeu, une autre manière de défendre mais cela apporte beaucoup aux participants. Il faut être fort au niveau du cardio et je suis persuadée que les enfants seront meilleurs en 5 contre 5 après cette expérience », avoue Valérie Pletsers.
« L’engouement ne cesse d’augmenter »
A la tête du projet 3×3 de l’AWBB depuis le début, Sélim Ben Aissia se montrait satisfait de la tournure de cette grande première à Genappe. « Tout ce qui pouvait être géré l’a été et en règle générale, tout s’est bien déroulé. » Mais au-delà de cet arrêt spécial, le 3×3 de l’AWBB, c’est quoi ? « Il s’agit d’un projet national qui est subsidié par la FIBA. Nous avons cinq étapes en Wallonie et cinq étapes en Flandre avec, ensuite, une grande finale nationale. »
Et depuis quelques années, Sélim Ben Aissia voit un engouement grandissant autour de ce format de 3×3. « Depuis les Jeux olympiques, il y a un gros boom. On voit que le 3×3 est pris au sérieux. Avant, le format avait une étiquette fun. Aujourd’hui, elle est toujours présente mais il y a un aspect compétitif qui en ressort également. Les joueurs prennent ces tournois avec sérieux et on voit même des tactiques se mettre en place. Le niveau de jeu augmente et l’engouement aussi. »
Tous les ans, les demandes des clubs sont de plus en plus nombreuses pour accueillir une manche de ce Girls Got Game / Boys Can Play. « On doit faire des choix. Chaque année, nous avons beaucoup de clubs qui nous sollicitent mais le nombre de week-end est limité. » D’autant que cela demande pas mal de préparation en amont. « La logistique est à peu près les même qu’en 5 contre 5. Le matériel est un peu différent et il faut trouver plus de bénévoles pour s’occuper des fonctions pendant les matchs. Mais en terme d’organisation, c’est assez semblable à un tournoi normal. Il y a beaucoup de coordination à mettre en place. L’AWBB s’occupe du côté sportif et le club organisateur de l’extra-sportif. A Genappe, par exemple, comme c’était la première fois pour eux, il y avait un peu plus de travail dans le sens où il fallait bien briefer tout le monde et faire en sorte que le club comprenne nos désidératas. Mais une fois que c’est fait, cela roule », conclut Sélim Ben Aissia.
Et pour cette grande première à Genappe, on peut dire que tout était réglé comme du papier à musique. Une première réussie haut la main. Basket, sourire, intensité, bonne humeur et soleil, ce week-end était parfait. Place au repos (bien mérité) maintenant pour tous les organisateurs qui en garderont, à n’en point douter, un super souvenir.




























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