Olivier Troisfontaines : « Mon rôle à Denain se rapproche de celui que j’avais à Ostende »

Olivier Troisfontaines à son époque ostendaise
Alors qu’on l’imaginait terminer sa carrière à Liège Basket, là où tout a commencé pour lui, Olivier Troisfontaines a été surpris par l’arrêt des activités du club. Le joueur, repris avec les Belgian Lions, s’est recasé en deuxième division française, à Denain. Présent au NBA Paris Game pour commenter la rencontre pour la RTBF, on en a profité pour faire un petit bilan avec lui.
Comment cela se passe pour vous à Denain ?
Cela se passe très bien pour l’instant. Nous sommes au milieu de classement plus ou moins, avec un objectif qui était de se sauver. Et là on est train de toucher les playoffs. la saison est quand même positive jusqu’à présent, même si elle est encore longue. Cela reste positif pour l’instant à la moitié du championnat et on va essayer de prendre match par match pour obtenir le plus de victoires possible, et arriver justement en playoffs. Cela fait quelques années que Denain se bat pour ne pas descendre et ce serait certainement un boost pour le club de les jouer.
Cela ressemble à quoi la vie à Denain ?
C’est un peu particulier car ma famille est restée en Belgique donc je fais de temps en temps les allers-retours. Mais cela reste tout de même le nord de la France et c’est ce qui se rapproche le plus de la Belgique. Je ne suis pas trop dépaysé même si cela reste un peu un choc.
Comment comparer la Pro B à la BNXT ?
J’ai quand même été surpris déjà par l’assistance et l’ambiance, dans chaque équipe et chaque salle. Elles sont remplies à chaque fois, et cela ça change quand même beaucoup de ce que j’ai vécu en Belgique, surtout depuis le Covid avec des salles à moitié remplies. Cela apporte quand même pas mal à notre sport. Quant au niveau, c’est quand même assez physique par rapport à la Belgique. Je dirais que le top de la Pro B pourrait facilement jouer dans le top en BNXT. En soi, la moitié des équipes de Pro B pourrait jouer en BetClic Elite (NDLR : la première division française). Le niveau est assez homogène, et j’ai déjà vécu ça quand je jouais à Cholet.
Si on doit comparer quelque chose, vous avez l’air bien plus fit qu’à Liège…
Oui, c’est vrai. Et c’est sûr aussi qu’avec l’âge, je sais que je dois faire très attention à l’hygiène de vie et comment entretenir son corps. J’ai eu un très bon exemple avec Dusan Djordjevic à Ostende. Et le but est vraiment de prendre soin de son corps pour essayer de durer.
Etes-vous satisfait de votre saison d’un point de vue individuel ?
J’ai un rôle complètement différent de ce que j’avais à Liège. Je suis dans les rotations et je suis là pour apporter mon expérience à une équipe très jeune. Je n’ai pas le temps de jeu que j’avais l’année passée à Liège mais je suis dans un système un peu comme à Ostende : je dois apporter quelque chose sur les quelques minutes où je joue.
Comment arrivez-vous à Denain, juste après l’arrêt de Liège ?
Avec la fin de Liège, j’ai dû me trouver un club et même si j’ai eu quelques touches avec des clubs belges, on n’a pas réussi à trouver une entente, qu’elle soit financière et/ou sportive. Cela trainait un peu et puis Denain est arrivé et m’a proposé ce challenge, qui m’a bien plu et qui me plait toujours bien.
Revenons sur Liège justement, comment avez-vous appris et vécu la fin du club ?
Je l’ai su après le dernier match des playoffs. C’est sûr que cela fait mal au cœur parce que moi je suis Liégeois. J’ai fait les premiers entrainements dans la nouvelle salle et… j’ai fait le dernier match aussi malheureusement. En tant que liégeois, avec mes parents qui habitent à 500 mètres de là-bas, où j’ai grandi, cela fait mal. Car je pense que c’est nécessaire et c’est important qu’on ait une équipe à Liège en première division.
Prendre votre retraite vous a traversé l’esprit ?
Non non. C’est mon métier depuis des années et je crois que j’ai prouvé que j’avais encore le niveau. Moi, tant que je prends du plaisir, que mon corps tient le coup et que je suis bien dans ma tête, je jouerai au basket.
Vous n’avez pas les potes qui vous ont demandé de les rejoindre à Comblain ?
C’est sûr qu’il y a eu des appels du pied (sourire) mais je me concentre sur ma saison à Denain. Et on verra bien dans les années à venir.
















Commentaires