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Pierre-Antoine Gillet : « L’un des titres les plus éprouvants, surtout mentalement »

BNXT - Pierre-Antoine Gillet revient sur la saison d'Ostende, marquée par un doublé mais aussi par des doutes.
Pierre-Antoine Gillet : « L’un des titres les plus éprouvants, surtout mentalement »

Pierre-Antoine Gillet revient sur la saison d’Ostende, entre adaptation, doutes et trophées…

Crédit photo : SportPlus Media

Malgré une saison plus compliquée, marquée par des hauts et des bas, des blessures, des joueurs qui viennent et partent, Ostende est parvenu à glaner le doublé. Un 14e titre consécutif et une Coupe de Belgique, la première depuis 2021. Une page se tourne désormais, avec le départ de Dario Gjergja pour la France et le CSP Limoges, et l’arrivée d’un nouveau coach, Georgios Dedas. Mais avant de parler d’une nouvelle ère, on refait le point sur cette saison avec l’incontournable Pierre-Antoine Gillet.

Pierre-Antoine, quel bilan tirez-vous de la saison ? 
Un bilan quand même assez positif au final avec la réussite du doublé. Les objectifs sont finalement remplis. Je suis un peu « déçu » par la perte du titre de champion BNXT car on aurait pu le gagner. Même si c’était une drôle de formule, c’est encore autre chose (NDLR : depuis cette saison, c’est le leader de la saison régulière qui est désigné champion BNXT). Dans l’ensemble, c’est assez positif, c’est clair.

Une saison marquée par des hauts et des bas aussi non ? Ce qui est inhabituel à Ostende…
C’est vrai, on a eu pas mal de problèmes avec certains joueurs. Notre présaison n’est pas aussi bonne que d’habitude, notre meneur (NDLR : Marcus Zegarowski) eu des problèmes physiques, n’a pas su s’intégrer facilement et on a dû tout faire avec nos deux jeunes. Noah Meeussen et Corentin Efono ont réussi à tenir l’équipe. On a encore un autre joueur qui ne s’est pas super intégré à l’équipe. Ma blessure, celle de Joppe Mennes… C’est clair que beaucoup de joueurs sont passés par notre équipe cette année. Même en juin, on devait encore répéter nos systèmes. Preuve que les joueurs US n’étaient pas forcément prêts non plus. 

Le jeu d’Ostende était aussi différent cette saison non ?
Le basket a un peu évolué maintenant, et ce n’est pas le basket que j’aime le plus. Beaucoup de 1 contre 1, contre 2 contre 3 même. On sait que les Américains jouent comme ça. Quand ils viennent en Europe, ils ne savent pas forcément faire une bonne passe, lire un écran… Mais avec les budgets qu’on a en Belgique, on doit faire avec des Américains sans expérience, des rookies ou des joueurs de seconde zone. Certains ne connaissent pas toutes les règles et il faut quasi répéter la même chose tous les jours. Mais on a réussi à faire le job. 

Qu’est-ce qui a fait la force de cette équipe ?
Je pense qu’on avait des bons gars dans l’ensemble. Tout le monde était top, on a réussi à rester évident, même si parfois ce n’était pas évident à gérer. Les réactions de Dario, c’était parfois difficile pour certains. On a réussi à tenir bon jusqu’à la fin, je suis fier des gars. Je pense que c’est l’équipe la plus jeune avec laquelle j’ai joué. Un jeune groupe comme ça, une nouvelle génération, c’est un peu différent. C’est un gros boulot aussi pour de gérer tout ça, j’ai beaucoup appris cette année.

« On a été beaucoup moins dominants cette saison »

Pierre-Antoine Gillet

Qu’est-ce que vous avez appris ?
J’ai appris à gérer un groupe de jeunes et c’est pas comme quand moi j’étais jeune. On me disait ce que je devais faire, et je le faisais. Ici c’est différent, ce sont des gars qui ont beaucoup de confiance en eux, qui pensent tout savoir. Il faut communiquer d’une certaine façon, leur parler autrement. Les joueurs américains ont l’habitude d’avoir tout pour eux. Ils ne sont pas très indépendants et c’est leur première expérience en Europe. 

 

Ostende ne termine pas à la première place cette saison. Est-ce que cette bataille était importante pour vous ?
Comme chaque année, on essaie d’être premiers pour avoir l’avantage du terrain. Même si on n’a pas dominé à la maison cette saison (NDLR : 15-3). Ce n’était pas le plus important même si cela nous aurait arrangés. On a réussi à passer à travers ça, et être premiers nous aurait accordé un titre en plus. On a réussi à rebondir et à élever notre jeu.

Le parcours jusqu’au titre n’a pas été le plus simple…
Clairement, c’était du plus difficile au plus facile. Affronter les Giants en 5 matchs en demi-finale aurait pu être différent. Anvers et Courtrai sont des adversaires difficiles et physiques. Presque tous les matchs étaient serrés, cela aurait pu tomber d’un côté comme de l’autre. C’étaient de bons playoffs pour les supporters, un peu moins pour nous (sourire). Je pense que de plus en plus d’équipes arrivent au même niveau que nous. Et ce qui a changé la donne, ce sont les détails. J’ai pas arrêté de dire ça : ce sont les pertes de balle, les rebonds en plus, les lancers-francs… Evidemment qu’il y a eu de la chance un peu, avec certains gros shoots de Timmy Allen et Noah Meeussen contre Courtrai. 

La finale était presque « facile » contre Malines ? Honnêtement, en jouant à 6 joueurs et demi, c’était quasiment impossible pour eux. On a contrôlé le Game 1 avant de jouer avec notre bonheur et de perdre sur le buzzer. Après ça, cela a été pour nous. 

Est-ce que c’était l’un des titres les plus compliqués pour vous ?
C’est différent. Les finales contre Anvers ont été très compliquées aussi. Mais j’ai toujours eu confiance. Je savais qu’on allait gagner en jouant notre basket. Ici, c’était différent. J’avais confiance en les gars, mais le jeu était en dents de scie, j’étais un peu moins serein. Et j’ai aussi un autre rôle de leader, de capitaine. Et moins offensivement vu que Timmy Allen et les autres joueurs US ont plus pris leurs responsabilités offensivement, et comme il n’y a qu’un seul ballon sur le terrain (rires). C’était parfois frustrant pour moi à gérer, mais on a fait le boulot et c’est le principal. C’était plutôt l’un des titres les plus éprouvants, surtout mentalement. 

Le capitaine ostendais exulte après le titre !

Ce n’est pas un peu déprimant pour les autres équipes ? Ostende joue moins bien, semble prenable… et vous faites le doublé !
Clairement. On a été beaucoup moins dominant cette saison, des équipes venaient gagner chez nous. Tout le monde pouvait le faire. On a perdu face à des équipes normalement inférieures à nous. Ce n’est pas ce qu’Ostende montre habituellement. J’ai dit aux joueurs qu’on n’avait pas une mentalité de champions, de tueurs. Forcément, les adversaires avaient plus d’énergie puisque c’était possible de nous battre. Avant, on savait qu’on pouvait étouffer nos adversaires en dix minutes. Ici, il fallait se battre pendant 40. Cela doit forcément être frustrant pour eux, et peut-être que le départ de Dario va changer des choses. 

« Le titre ? Notre jeu était en dents de scie, j’étais moins serein cette saison »

Pierre-Antoine Gillet

 

Parlons justement de Dario Gjergja. Qu’allez-vous retenir de lui ?
J’ai évidemment une relation particulière avec Dario. J’ai un peu grandi tout au long de ma carrière avec lui, j’ai commencé à Liège, cela fait 11 ans que je joue pour lui, tout en comptant l’équipe nationale. Je ne peux pas retenir une seule chose : sa passion basket, son professionnalisme… Il y aussi le Dario sur le terrain et celui en dehors. Il a été une figure paternelle d’abord, puis fraternelle sur la fin. Pour ça que je lui criais dessus parfois, pour le calmer, le canaliser. Il finit en beauté, il aurait même pu partir plus tôt. Il fallait qu’il trouve un nouveau challenge, c’est bien qu’il parte aussi pour lui. 

Terminons par le bilan de votre saison, du point de vue individuel.
C’est assez mitigé. Il y a un début de saison où je n’ai pas forcément pu me trouver avec tous ces départs. J’ai besoin d’un meneur qui crée pour moi et pour les autres. C’était un peu difficile. Je me suis blessé en équipe nationale, je suis assez bien revenu en étant MVP de la Coupe de Belgique, j’ai prouvé que je suis revenu à mon niveau. Le pourcentage a été un peu moins bon en fin fin de saison. J’ai été bon en défense, toujours présent, mais j’ai moins amené offensivement que les années précédentes. C’était la première fois cette année qu’on avait trois joueurs américains, et Dario a peut-être compris que c’était un peu trop. 

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