Pierre-Antoine Gillet : « Plus trop le clasico qu’on avait l’habitude de voir »

Pierre-Antoine Gillet revient sur le clasico
Les Côtiers ont remporté le Clasico de la BNXT League ce vendredi soir (64-73) face à des Carolos qui n’ont pas démérité. Le match n’a pas forcément brillé par son niveau de jeu, même si l’intensité et l’ambiance étaient bien présentes au Spiroudôme. S’il y a bien un joueur qui a connu des Clasicos, c’est Pierre-Antoine Gillet. L’ancien international revient sur cette rencontre, le symbole du clasico mais aussi sur le début de saison des Ostendais.
Sur l’analyse du match
« On gagne finalement après un match avec pas mal de hauts et de bas de notre part. On aurait pu terminer le match après le deuxième quart-temps. Charleroi n’a jamais abandonné, preuve qu’ils ne lâchent rien. C’est un groupe jeune, ils doivent encore se trouver en ce début de saison. Nous, nous étions un peu fatigués, avec un match de BCL 40 heures avant, je ne comprends d’ailleurs pas comment c’est possible, mais c’est un autre sujet.
De notre côté, on a vu de belles choses, et des mauvaises. On a pas mal de choses à travailler, notamment en défense. Nous avons pas mal d’armes offensives, on peut compter sur cela la plupart des matchs mais ici, avec un petit score comme ça, quand on n’a pas une bonne adresse et beaucoup de pertes de balle, c’est là qu’on doit se focaliser sur la défense. On n’a jamais vraiment eu peur, on a toujours contrôlé le match, c’est quand même une bonne chose. Nous n’avons pas paniqué, c’est à retenir ».
« Le Clasico reste un chouette match, physique, avec beaucoup d’intensité. Et les supporters étaient au rendez-vous »
Pierre-Antoine Gillet, joueur d’Ostende
Sur le niveau du Clasico
« Ce n’est plus trop le clasico qu’on avait l’habitude de voir il y a 10 ou 15 ans. Mais cela reste un chouette match, physique, avec beaucoup d’intensité et les supporters étaient au rendez-vous. Mais c’est vrai que ce ne sont plus les Clasicos que j’ai connus en début de carrière, on est loin du compte. On sait que Charleroi se reconstruit, c’est un projet jeune, faut être patient. Il y a aussi le niveau du basket belge en dents de scie, je ne sais pas si cela a un rapport avec la BNXT. Peut-être encore plus cette saison, tous nos jeunes Belges partent encore plus tôt aux Etats-Unis. Les très bons partent, cela laisse la place aux autres, mais le niveau est peut-être plus bas. Il faudra certainement attendre quelques années pour travailler là-dessus. On ne peut pas faire grand-chose à ce niveau-là ».
Sur le début de saison d’Ostende
« Nous sommes invaincus en BNXT mais on a eu deux défaites en BCL dans des matchs importants face à des adversaires à notre portée. C’est là qu’on voit notre marge de progression. A ce niveau-là, les petites erreurs sont directement punies alors qu’en BNXT, dans la majorité des cas, on peut compter sur notre talent pour faire la différence, même si on n’est pas à 100% »
Sur la manière de jouer cette année
« Oui, c’est très différent et assez difficile, il y a un temps d’adaptation même pour les Belges qui sont restés. C’est un nouveau jeu, plus dans un style de run & gun. On a moins le contrôle du match et du tempo. Et si on joue plus vite, on doit défendre plus vite aussi, il y a plus de possessions. C’est une autre manière de jouer, l’équipe qu’on a nous correspond, faut que tout le monde s’y mette et moi aussi. Je veux dire par là, qu’il faut que je m’habitue à cela, c’est un autre état d’esprit. Et avec mon expérience et moins de ‘fougue’ on va dire (rires), oui je préférerais plus de jeu placé. Je trouve que parfois, c’est très précipité, qu’on n’a pas les bonnes lectures. Mais cela viendra »
















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