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Recruter des talents belges: même pour Ostende, c'est devenu compliqué

Alors que la saison va bientôt reprendre ses droits en BNXT League, Sam Van Rossom, le GM des Côtiers, dresse un bilan de la pré-saison et tire quelques enseignements interpellants en matière de recrutement.
Recruter des talents belges: même pour Ostende, c'est devenu compliqué
Sam Van Rossom, GM d'Ostende.
Crédit photo : BC Oostende

Dans quelques semaines, la BNXT League reprend ses droits. Déchu de son titre par Anvers la saison dernière, Ostende entend bien reprendre sa couronne. Et pour y arriver, les Côtiers ont dû travailler en coulisses sous la houlette de Sam Van Rossom, le GM ostendais.

Un travail dans la continuité de celui effectué par Dario Gjergja pendant une décennie et qui mettait les jeunes joueurs belges au centre du projet. Une idée qui est restée intacte malgré le départ du technicien croate... mais qui semble de plus en plus compliquée à mettre en place.

Et ce n'est pas Sam Van Rossom qui dira le contraire, lui qui s'est exprimé sur le site internet du club à l'aube du début de la saison. "L’un de nos objectifs était de conserver notre noyau belge et de continuer à le renforcer, explique-t-il. Joppe Mennes a prolongé son contrat jusqu’en 2028, Simon Buysse jusqu’en 2029 et Moussa Noterman jusqu’en 2027. Daan Pieters revient d’Alost et Pierre-Antoine Gillet entame la dernière année de son contrat. Nous accueillons également Stephan Swenson, qui est revenu en Europe la saison dernière après plusieurs années passées aux États-Unis et qui a signé chez nous jusqu’en 2028."

« Le système universitaire empêche pour l’instant un certain nombre de jeunes talents belges de qualité de rejoindre notre championnat. »
Sam Van Rossom, GM d'Ostende.

Un contingent belge intéressant... mais que le GM aurait aimé étoffer comme les Côtiers ont pris l'habitude de le faire. "Nous aurions aimé recruter davantage de joueurs belges, mais le marché belge a été relativement peu actif l’été dernier. Plusieurs joueurs ont choisi de poursuivre leur parcours dans d’autres championnats européens et le système universitaire empêche pour l’instant un certain nombre de jeunes talents belges de qualité de rejoindre notre championnat."

La dure réalité du terrain à cause des opportunités XXL à présent possibles aux Etats-Unis avec des universités qui ont le droit de délier les cordons de la bourse pour s'approprier les meilleurs talents.


Un moteur européen en moins

Habitué de la Ligue des Champions, Ostende doit se contenter de la FIBA Europe Cup cette saison. Un sacré coup dur... qui s'est lui aussi ressenti dans le recrutement comme le confirme Sam Van Rossom. "Notre recrutement a également connu quelques défis cet été. L’absence en Ligue des Champions a bien sûr eu un impact sur nos possibilités et nous a contraints, à certains moments, à revoir partiellement nos plans."

« L’absence en Ligue des Champions a eu un impact et nous a contraints, à certains moments, à revoir partiellement nos plans." »
Sam Van Rossom, GM d'Ostende.

Dans son recrutement étranger, Ostende a donc opté pour un profil bien précis: jeune, ambitieux et avec une marge de progression. "Des joueurs qui n’ont peut-être pas encore atteint leur plein potentiel, mais dont nous pensons qu’ils ont les qualités nécessaires pour franchir une nouvelle étape au BCO", conclut Sam Van Rossom.

Recruter, et le faire correctement, semble donc être devenu de plus en plus compliqué en Belgique. Une réalité qui s'applique même aux grosses cylindrées belges comme Ostende et qui explique aussi, parfois, certains choix opérés par les dirigeants de club dans un recrutement toujours plus incertain.


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