Islande : un Petit Poucet annoncé dont il faut se méfier…

L’ancien joueur des Giants retrouve quelques anciens équipiers chez les Lions
Quand on pense à l’Islande, ce n’est pas le basket qui vient en premier en tête. Football et clapping d’un côté, paysages magnifiques, geysers et éruptions volcaniques de l’autre. Quant à la balle orange, l’Islande n’a participé à l’EuroBasket qu’en 2015 et 2017, sans gagner la moindre rencontre. Sa présence à la compétition européenne n’est par contre pas un accident, les joueurs de Craig Pedersen ayant terminé 2e de leur groupe de qualification, à égalité avec la Turquie, et à une petite victoire de l’Italie. Deux pays qu’elle a d’ailleurs battus pendant les éliminatoires !
Plus de coéquipiers en Belgique qu’en Islande
Si les Strákarnir okkar (Nos garçons en islandais) sont les moins talentueux sur le papier du groupe D, il faudra s’en méfier. Et ce ne sont pas les Israéliens, bousculés lors du premier match (83-71), qui diront le contraire. Les noms ne sont pas les plus connus, si ce n’est pour Styrmir Thrastarson et Elvar Fridriksson en ce qui concerne la BNXT League. Le premier a joué à Mons ces deux dernières saisons, le deuxième à Anvers lors de la saison 2021-2022. « J’ai plus d’anciens équipiers de clubs dans l’équipe nationale belge que dans l’islandaise », souriait l’intéressé. Le natif de Njardvik, au sud-ouest de l’île, a évolué avec Jean-Marc Mwema et Niels Van den Eynde chez les Giants, mais aussi avec Andy Van Vliet à Maroussi. « Mais je ne peux pas encore parler du match contre la Belgique, on s’est concentrés sur notre adversaire du jour (NDLR : Israël), on aura une séance vidéo pour bien aborder cette rencontre ».
Un chaos organisé… qui peut être une faiblesse
Face à Israël, l’Islande a montré qu’elle ne lâchait rien, en attaque comme en défense. Même à moins 17, les Islandais n’ont pas baissé les bras. « Notre plus grande force, c’est notre unité », continue Fridriksson, auteur de 17 points. « Nous avons un petit chaos organisé quand nous jouons. Ce que je veux dire, c’est qu’on veut jouer vite et de manière imprévisible ». Une arme à double tranchant aussi : « Car cela peut aussi parfois être notre faiblesse… ». Les Islandais se reposent aussi sur la présence du géant Tryggvi Hlinason (2m15) dans la raquette, comme l’a fait remarquer Dario Gjergja hier en conférence de presse après la défaite face à la France.

Cette rencontre sera sans doute l’une des plus importantes pour les deux pays dans l’optique de la qualification. « Oui, mais toutes les rencontres le sont, le prochain est toujours le plus important, c’est comme ça que nous abordons les choses. On doit maintenant oublier cette défaite contre Israël », conclut le joueur de Maroussi.
L’effectif de l’Islande
- Almar Atlason (Bradley Braves / NCAA)
- Sigtryggur Bjornsson (Tindastoll / Islande)
- Elvar Fridriksson (Maroussi / Grèce)
- Jon Axel Gudmundsson (Burgos / Espagne)
- Orri Gunnarsson (Stjarnan / Islande)
- Hilmar Henningsson (Stjarnan / Islande)
- Martin Hermannsson (Alba Berlin / Allemagne)
- Tryggvi Hlinason (Bilbao / Espagne)
- Kari Jonsson (Valur / Islande)
- Kristinn Palsson (Valur / Islande)
- Aegir Steinarsson (Stjarnan / Islande)
- Styrmir Thrastarson (Mons-Hainaut / Belgique)
Le programme de l’Islande à l’EuroBasket
- Jeudi 28 août (14h) : Israël (défaite 83-71)
- Samedi 30 août (14h) : BELGIQUE
- Dimanche 31 août (20h30) : Pologne
- Mardi 2 septembre (17h00) : Slovénie
- Jeudi 4 septembre (14h) : France















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