L’œil de Max : « Je comprends Tito Casero, cela peut être compliqué avec Eddy Casteels »

Maxime De Zeeuw analyse, comme chaque semaine, ce qu’il s’est passé en BNXT League
Cette semaine, Maxime De Zeeuw revient sur les départs des joueurs américains, celui de Tito Casero d’Alost et le bon début de saison des Kangoeroes.
« C’est compliqué pour certains joueurs américains »
Beaucoup de joueurs US ont quitté le championnat ces dernières semaines, mais c’est compliqué à analyser. Pour moi, c’est du cas par cas. C’est parfois lié à leur première expérience à l’étranger, ils sont seuls, sans amis ni famille et ont le mal du pays. Certains arrivent à passer au-dessus, d’autres pas. Il y a parfois des événements familiaux, des décès, des membres de la famille malades qui font que le joueur rentre chez lui. Et puis, c’est aussi parce que le joueur ne convient pas. Dans tous les cas, le départ qui m’a le plus étonné, c’est celui de Cobe Williams de Charleroi. Cela se passait pas mal, et c’est un peu fou, car ça peut changer pas mal de choses pour le Spirou. Mais encore une fois, on ne sait pas ce qu’il s’est passé dans sa vie ou son entourage. Il faut prendre ces départs au cas par cas, qui peuvent souvent être des choix personnels ».
« Je sais que c’est compliqué au quotidien avec Eddy Casteels »
« Le départ de Tito Casero d’Alost m’a un peu moins étonné. Je connais Eddy Casteels et ses exigences. Je sais que c’est compliqué à vivre au quotidien. Je ne connais pas Tito Casero personnellement mais j’imagine que c’est quelqu’un qui doit avoir du mal par rapport à ça. Je comprends son choix car je sais l’influx mental demandé par Eddy Casteels, même s’il le fait pour te faire progresser au maximum. C’est tout de même fort de quitter une équipe et un job comme ça. C’est une décision personnelle pour ne pas partir en mauvais termes. Il faut respecter sa décision de penser à lui et à son bien-être.
Eddy Casteels est très exigeant et la communication peut parfois être compliquée, tu te fais souvent crier dessus et tu ne comprends pas toujours pourquoi. Je l’ai eu à 17 ans quand je suis arrivé à Pepinster, c’est une chance que j’avais Christophe Beghin à mes côtés qui le connaissait et qui pouvait m’aider. Il m’a aussi entrainé à Anvers. Il est très exigeant et j’ai souffert mais je lui dois aussi une grande partie de ma carrière et il m’a inculqué des valeurs professionnelles et les choses à faire pour passer une étape supérieure. Il est un peu de la vieille école, plus militaire que pédagogue. Et tu vois de moins en moins de coachs comme cela, un peu comme dans les Balkans, en Grèce, en Turquie où l’entraineur hurle sur les joueurs. On se tourne de plus en plus dans la pédagogie et l’accompagnement ».
« Les Kangoeroes sont sur une bonne dynamique »
« Malines est sur une bonne dynamique avec 3 victoires de suite et 4 victoires en 5 matchs. Ils sont bien placés au classement et on ne les attendait pas forcément là, on imaginait plutôt Louvain et Charleroi au-dessus. Il faut aussi nuancer le fait qu’ils n’ont affronté que des équipes néerlandaises, même s’il y a une belle victoire à Leiden dans le lot. Cela aide beaucoup mais cela permet aussi d’engranger du positif et cela fait toujours du bien au moral de l’équipe. Quand tu t’entraines dans une ambiance plus sereine après des victoires, tu es plus à l’aise que quand tu restes sur des défaites. Je trouve que c’est un équipe bien équilibré avec de bons Belges comme Yannick Dammen, qui fait du bon boulot, un Domien Loubry qui peut prendre feu même si c’est plus compliqué pour lui cette année, on a Jonas Foerts de retour qui fera du bien quand il aura repris un rythme de 5×5. On peut même compter Augustas Peciukevicius comme belge ! Ensuite, Josh Heath connait bien le championnat et Trenton Gibson marque beaucoup. C’est une équipe correcte qui fait du bon travail, et c’est une bonne surprise de les retrouver dans le top 5″.
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