Et de 13 à la suite pour Ostende
#Onfaitlebilan – Guy Muya : « Ostende était plus fort, il n’y a rien à dire »

Tout comme Ivica Skelin, Guy Muya quitte les Giants
Ostende a une nouvelle fois été champion de Belgique, pour la 25e fois de son histoire et la 13e fois consécutive. Face aux Giants, les Côtiers ont remporté la finale en 4 manches en s’imposant à Anvers lundi soir. Rasir Bolton aurait pu égaliser et envoyer les deux équipes en prolongations mais son tir n’a pas trouvé la cible. Les hommes de Dario Gjergja sont encore champions, et les Anversois ont échoué dans leur tentative de les détrôner.
Une déception mais pas une frustration non plus comme l’explique Guy Muya, l’assistant-coach d’Ivica Skelin : « Quand tu es compétiteur, tu veux toujours aller bout. Nous sommes déçus de ne pas avoir gagner le titre mais il faut être honnête. Ostende a été plus fort que nous sur cette série et il nous a manqué un petit quelque chose en plus ». Ce petit quelque chose en plus, c’est un mélange de constance, de consistance et d’expérience. Et surtout des occasions manquées.
Les individualités d’Ostende ont fait la différence
« Le Game 1 était peut-être le match le moins bon (93-89 pour Ostende), on a raté une belle occasion de gagner », reprend Muya. C’est à partir du deuxième match que les Giants rentrent véritablement dans cette finale selon ses dires : « J’ai senti cette intensité des playoffs, des finales. Sur et en dehors du terrain, il y avait un véritable engouement ». Justice Sueing est excellent, avec 18 points et 7 rebonds, et de l’autre côté, Damien Jefferson manque son match (5 points). « Et puis au game 3, tu vois qu’il est déterminé et personne ne peut l’arrêter. On revient encore à quelques points mais on manque les opportunités. Et c’est la même chose au dernier match, on est 15 points derrière, et on parvient à revenir, on n’a pas pu faire ce petit truc en plus. Et Ahmad met ses tirs devant nos joueurs ». Car côté Ostende, on peut toujours compter sur 12 joueurs qui peuvent apporter quelque chose. « C’est leur plus grande force. Ils ont eu à chaque fois des joueurs en mode playoffs qui se sont surpassés pour donner la victoire à leur équipe. Ils ont eu des facteurs X au bon moment, je pense par exemple à Joppe Mennes qui fait un 2/2 à 3pts à un moment dans le game 4, cela donne de l’énergie à son équipe. C’est chaque fois le cas avec Ostende ».
Une saison d’Anvers réussie
Malgré ce titre remporté par Ostende, les Anversois n’ont pas manqué leur saison, même si ce n’est pas passé loin. « Cela aurait été génial d’être champion mais cela n’enlève aucun mérite au parcours d’Anvers. Cela a été mon message lors du deuxième match de la finale. On est en playoffs, et la finale était l’objectif de notre saison. Le bonus, c’est d’être champion. Notre objectif est atteint, ce n’est pas à nous d’être crispé ». La finale n’a pas été facilement acquise, Anvers ayant été poussé au game 5 par Limburg. « Si on avait été éliminés par les Limbourgeois, là oui, cela aurait été un objectif raté ». De plus, les Giants n’ont pas à rougir de leur finale. « On s’est battus pour en arriver là, et on a été là. Cela aurait été triste de perdre chaque match de 20 points mais on a montré du caractère, même lors du dernier match où on est menés de 15 points, on se bat ». Que manquait-il pour aller plus loin ? « De la régularité et de la maturité. Ostende a encore fait parler son expérience ».
« L’objectif d’atteindre la finale a été atteint. Être champion aurait été un bonus »
Guy Muya
Un cycle terminé pour Guy Muya
Cette défaite en finale marque aussi la fin du parcours de Guy Muya à Anvers. « On a commencé les discussions en février avec le Board mais on s’est rendus compte qu’on était arrivés au bout d’un cycle pour moi ». Si l’ancien international a un peu exploré quelques pistes dans le basket belge, ce n’était pas la seule option pour lui. « Je ne voulais pas me limiter au basket et à mon âge, si je voulais tenter quelque chose d’autre, c’était maintenant ». Il rejoint ainsi le privé et un poste de conseiller commercial, en gardant toujours le basket dans un coin de la tête tout de même. « J’ai 41 ans, et je peux toujours faire machine arrière et revenir dans le basket à un moment ou combiner cela avec un poste de consultant, que ce soit à la télé ou pour un club. La porte est ouverte. 25 ans d’expérience professionnelle ne partiront pas comme ça, cela peut se valoriser d’une manière ou d’une autre ».
L’ancien joueur de Liège, de Mons, du Brussels et… d’Ostende (avec qui il a gagné un titre en 2015) gardera des bons souvenirs de son passage à Anvers : « J’ai appris beaucoup de choses en tant que directeur sportif d’abord en ce qui concerne le processus de recrutement de joueurs et de coach, les négociations avec les agents, les discussions avec le Board. Car un directeur sportif ne fait pas toujours ce qu’il veut. En tant qu’assistant-coach, c’était une expérience unique d’être auprès d’Ivica Skelin, j’ai eu l’occasion de suivre des clinics tous les jours pendant deux ans. Devenir un jour head coach est quelque chose qui me plairait bien. Mais je n’ai pas cherché », conclut-il en souriant.
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