Stéphane, fan des Lions : « J’avais des places pour les quarts, mais je voulais vraiment voir l’équipe nationale »

Stéphane Roquet a fait le déplacement jusqu’à Katowiice !
Mariacka, LA rue piétonne de Katowice où tous les supporters des différents pays célèbrent leur victoire… ou noient leur chagrin, généralement avec la même chope de bière. Parmi eux, et le peu de supporters belges venus en Pologne, il y a Stéphane Roquet. Ce Bruxellois de 51 ans a décidé de venir voir les Belgian Lions, après avoir acheté des places pour les quarts de finale. « Ici ça va vit basket, il y a des maillots de basket partout, des fans de tous les pays dans les rues, c’est vraiment chouette ». Une toute nouvelle expérience pour ce fan de basket.
Envie d’assister à l’Eurobasket
« En fait, j’avais très envie d’assister à des matchs de l’Euro », nous explique-t-il. « Il y a d’abord eu le tirage au sort et j’ai réussi à motiver un ami… mais pas en Pologne, ça ne l’intéressait pas ». Les deux compères seront donc à Riga pour assister aux quarts de finale. Des matchs potentiels avec Giannis Antetokounmpo, Luka Doncic ou Nikola Jokic…cela fait plus rêver que les Belgian Lions face à l’Islande par exemple. « Mais voilà, je me suis dit que je voulais quand même voir notre équipe nationale. Et deux trois semaines après, j’ai pris mes places pour venir à Katowice ». Tout seul donc… ? « Oui je me doutais bien que je serais seul ici, mais depuis que j’ai passé la cinquantaine, si j’ai envie de faire quelque chose, je le fais. Je ne vais pas attendre qu’un ami soit dispo, l’intérêt, c’est d’aller voir du basket. J’avais envie de voir les Lions, j’ai vu des photos de la Spodek Arena, et je me suis dit, on y va quoi ! », sourit-il.
Pas vraiment tout seul non plus…
La différence, c’est que venir seul en tant que supporter de la Belgique, ce n’est pas pareil qu’être un fan islandais ou slovène. « Je ne m’attendais pas à ce qu’on soit 50 c’est clair, mais le monde du basket en général, c’est un petit monde. Tu arrives toujours à faire des connaissances, des rencontres, des gens que tu connais ou que tu ne connais même pas. Et après tu crées des liens ». Pour preuve, c’est aux côtés de Tom Content, l’incontournable visage des supporters des Lions, que l’on a rencontré Stéphane. Forcément, comme les maillots et les drapeaux belges sont rares dans la Spodek Arena, on se réunit encore plus vite.

Le Belge supporter de la victoire ?
Un fameux contraste quand on voit l’engouement des Lions par rapport aux Cats. « Le problème je pense, c’est que le Belge est supporter de la victoire. C’est pour ça que les Cats ont tellement de fans. Si elles se mettaient à perdre, je ne suis pas sûr qu’il y ait autant de monde, qu’elles soient autant diffusées en télé ou dans les médias. Qui parlait autant des Cats dans les médias il y a plus de 10 ans ? ». Le basket reste en effet un sport peu suivi par les Belges. « A part peut-être par les connaisseurs, ce sont vraiment les gens intéressés par le basket qui vont s’y intéresser. Pas forcément les personnes lambdas, contrairement au foot. On aura des gens qui vont voir un match à l’Euro ou à la Coupe du Monde, alors qu’ils n’y connaissent rien au football. Ce n’est pas le cas du basket ». Comment y remédier ? « C’est un peu dommage, mais je suis conscient du phénomène. Il manque un engouement, qu’on pourrait trouver avec une superstar, une équipe qui fait des résultats. Comme un Luka Doncic par exemple… ou un demi Luka, c’est bien aussi », rigole Stéphane.
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