Toumani Camara : « Cette saison sera très réussie pour nous »

Toumani Camara est prêt pour la nouvelle saison !
Mandatory Credit: Soobum Im-Imagn Images
Juste avant l’annonce d’un nouveau contrat de 82 millions de dollars sur 4 ans, Toumani Camara s’est présenté à la presse belge en préparation de la nouvelle saison.
Toumani, vous avez été blessé au genou pendant la présaison, comment vous sentez-vous ? Vous serez prêt pour le début de saison ?
Oui, je pense que je serai prêt. C’est juste une sorte de douleur, le but était ne pas l’aggraver pendant la présaison. J’essaie juste de m’améliorer pour être prêt pour les 82 matchs de saison régulière. Rien d’inquiétant à ce niveau-là.
Comment s’est passée votre préparation cet été ?
C’est la première fois où j’ai pu avoir un été complet et où je n’ai eu aucun problème pour aller sur le terrain. En arrivant en NBA, j’ai été fort occupé avec tout ce qui touchait à la pré-draft, les workouts, j’ai dû en faire près de 20, plus le NBA Combine… L’année passée, j’ai été blessé et je n’ai rien pu faire du tout pendant quatre mois. Cette fois, j’ai vraiment pu travailler et m’améliorer. J’ai passé énormément de temps avec l’équipe, pour construire notre alchimie, notre mentalité avec les équipiers. Je pense que c’est l’un des meilleurs étés que j’ai pu avoir dans ma carrière.
Qu’avez-vous le plus travaillé concernant votre jeu ?
Je pense avoir fait énormément de progrès dans mon shoot (NDLR : Il a par exemple shooté à 45,5% à 3pts en présaison !), aussi au niveau de rester constant dans mon mouvement, pas forcément des changements, mais que cela devienne automatique. Et puis je dirais aussi mon maniement de ballon, le jeu commence à vraiment ralentir pour moi, je vois mieux mes options quand j’attaque l’anneau, je comprends le jeu d’une manière. C’est chouette d’expérimenter cela.
Qu’attend l’équipe et le coaching staff de vous cette saison ?
C’est d’être le joueur que j’ai été : pouvoir faire les mêmes choses et être dans le même rôle tout en étendant mon jeu. C’est être capable de prendre plus de shoots, vu que mon tir s’améliore, et de prendre plus de décisions dans le jeu, car mon maniement du ballon et ma patience se sont aussi améliorées. C’est également s’améliorer au rebond et en défense, par exemple en faisant moins de fautes, mais en étant la même peste sur le terrain comme les deux dernières saisons. Donc, c’est être le même joueur et continuer à s’améliorer à tous les niveaux.
Vous entamez votre troisième saison, vous avez un plus grand rôle de leader dans l’équipe ?
Oui, ils me poussent tous les jours à être plus vocal. Ils savent déjà que je suis un leader par l’exemple, juste par la façon dont je travaille et par la façon dont je communique avec mes gars. Mais ils veulent que je devienne plus qu’un leader. J’ai deux ans d’expérience maintenant, c’est plus dans le fait d’être capable de tenir compte des autres. Pas seulement donner des conseils et de le garder dans un bon état esprit, mais s’ils font quelque chose de mal, de leur dire de s’en occuper, pour ne pas faire les mêmes erreurs. C’est ce que le coach Chauncey Billups m’encourage à faire tous les jours. J’essaie de m’améliorer, d’être un meilleur communicateur et un meilleur leader.
Il y a eu beaucoup de changements cette intersaison à Portland, avec la venue notamment de Jrue Holiday et Damian Lillard. Qu’apportent-ils à l’équipe et que pouvez-vous apprendre d’eux ?
Jrue Holiday est un joueur que je regardais énormément quand j’essayais de m’améliorer en défense. Sa mentalité, c’est vraiment essayer de mettre l’adversaire très mal à l’aise. Et il y a aussi la manière dont il bouge ses pieds et son corps. Offensivement, il trouve toujours la bonne option. C’est quelqu’un de très intelligent et très sympa et ouvert aussi. J’ai posé énormément de questions. J’ai pu apprendre aussi de Damian Lillard, même s’il est blessé sur le côté (NDLR : rupture du tendon d’Achille). J’essaie de lui parler énormément car il n’est pas sur le terrain avec nous. J’ai shooté plusieurs fois avec lui, et voir la mécanique de son shot et la manière dont il bouge, c’est tout le temps le même mouvement, et c’est très impressionnant. Il me donne plein de conseils, que ce soit offensivement ou défensivement, vu son expérience. Il nous aide tous énormément.
Il y a aussi des départs, on pense à Anfernee Simons ou à DeAndre Ayton, des joueurs que vous avez toujours connus aux Blazers. Comment on vit cette situation, et qu’est-ce que ça change pour vous ?
Cela change énormément. Surtout que DeAndre Ayton, j’étais à Phoenix avec lui et on s’est fait transférer ensemble à Portland. J’ai passé deux ans avec lui, ce sera ma première saison où il ne sera pas dans le groupe. Anfernee Simons, j’étais très proche de lui car il vient de Floride et j’ai passé beaucoup de temps là-bas aussi, on avait une vraie connexion à ce niveau-là. Mais en même temps, quand tu comprends le business de la NBA… j’ai aussi été transféré un mois après ma draft, je le comprends très bien.
« Je pars avec l’idée que le titre de meilleur défenseur de l’année est envisageable »
Toumani Camara
Quels sont les objectifs pour Portland cette saison ?
Je suis très enthousiaste à ce niveau-là, je pense qu’on a tous pu grandir. La connexion entre nous est à un très très haut niveau. On va pouvoir montrer énormément de choses, pouvoir jouer et gagner contre n’importe qui. Le plus important est de continuer à faire ce qu’on fait, croire en notre système et croire en nous. L’année dernière, on finit à quelques victoires du play-in, on ne peut s’attendre à rien de moins que d’aller en playoffs. Tout le monde semble en bonne santé et comme je l’ai dit, la connexion avec l’équipe a été géniale. Cette année sera très mature et très réussie pour nous. La façon dont nous jouons en défense, la vitesse offensivement, je ne pense pas que beaucoup d’équipes seront capables de nous suivre. C’est très excitant, je suis prêt à voir comment ça va se passer contre les autres équipes. Nous avons joué entre nous les uns contre les autres tout l’été, j’ai hâte que la saison commence.
Individuellement, vous visez des récompenses, comme celui de défenseur de l’année ?
Bien sûr, j’y vais avec l’état d’esprit que c’est d’office envisageable. Je vais donner mon meilleur niveau pour être dans la première meilleure équipe défensive de l’année, pas la deuxième, et être dans la conversation du défenseur de l’année. Maintenant, il en y a d’autres aussi qui se battent pour ce prix-là. Ce ne sera pas donné, et je vais devoir vraiment montrer beaucoup de choses au niveau défensif. Et on doit aussi gagner en tant qu’équipe, tu n’as pas ces récompenses quand tu es en bas de classement.
De manière générale, est-ce que vous sentez que vous êtes un joueur plus suivi, plus scruté par les autres équipes ?
Je pense bien. Je crois que toutes les équipes me connaissent maintenant, le scouting va être différent par rapport à moi, il va être plus élevé, pour vraiment comprendre mon jeu. C’est pour ça que c’est important de montrer les aspects de mon jeu que j’ai pu améliorer. Je pense que je joue complètement différemment de la saison passée, en rajoutant des choses et pas en retirant ma défense, en gardant ma personnalité.
Pour conclure, vous avez un message à passer aux fans belges ?
Juste que cela va être une très bonne saison, continuez à donner du support, cela fait énormément plaisir. Pouvoir représenter mon pays à travers la NBA, que ma carrière se passe bien, ce sont des choses pas seulement positives pour moi, mais pour le basket en général en Belgique. Et quand on a d’autres joueurs comme Ajay Mitchell, Stephan Swenson et d’autres grands joueurs qui continuent à construire leur carrière…. Je pense que le basket belge va continuer à grandir, il y a beaucoup de choses positives au pays. Il faut continuer à montrer ça, croire en nous-mêmes et continuer à se battre. Vive la Belgique ! (sourire).















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