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Courtside avec Terry : « 2025, une année historique pour le basket belge »

BNXT – Pour bien commencer l’année, retrouvez le récap de 2025 et les projections de notre chroniqueur Terry Deroover pour 2026.
Courtside avec Terry : « 2025, une année historique pour le basket belge »
Crédit photo : Terry Deroover

Entre les exploits des Belgian Cats, l’explosion de Toumani et Ajay en NBA, et les bouleversements structurels du basket masculin, l’année 2025 restera comme un tournant majeur pour le basket belge. Notre chroniqueur Terry Deroover revient sur les grandes tendances de l’année écoulée… et sur ce qui attend le basket belge en 2026.

« On a trop normalisé ce que les Belgian Cats ont accompli »

« 2025 a été une année exceptionnelle pour le basket belge, surtout du côté des femmes. Elles confirment qu’elles sont sur le toit de l’Europe, et pas loin du toit du monde. On a l’une des meilleures joueuses du monde, et pour un pays comme le nôtre, ce n’est pas rien.

Mais j’ai l’impression qu’on a trop normalisé leurs performances. En Belgique, on n’est pas assez fier de ce qu’on fait. Ce que les filles ont réalisé, ce n’est pas normal pour un pays de notre taille. On n’a jamais eu une domination pareille. On n’a pas assez fait de nos joueuses des stars nationales. Tant qu’Emma Meesseman est là, il faut en profiter. Quand elle partira, ce sera une autre équipe, mais d’autres joueuses prendront le relais. À court terme, il n’y a aucune inquiétude. »

credit : fiba.basketball

« Toumani et Ajay ont changé la mentalité de tout un pays »

« Ce que Toumani Camara et Ajay Mitchell ont fait en 2025, c’est peut‑être encore plus incroyable. On a un basketteur belge devenu l’athlète belge le mieux payé au monde. Personne n’aurait misé un euro là‑dessus il y a dix ans.

Mais au‑delà de l’argent, il y a la performance : ils sont devenus des joueurs respectés dans une ligue où c’est extrêmement difficile de s’imposer, surtout en tant que Belge. Ils jouent 30 minutes, mettent 20 points, sont installés. Ça change tout pour les jeunes.

D’ailleurs, il y a eu un vrai changement mental : partir aux États‑Unis ne fait plus peur. Le collège et l’université sont devenus des portes d’entrée vers la NBA. Avant, partir, c’était l’inconnu total. Aujourd’hui, c’est presque devenu la norme. Et je ne suis pas sûr que ce serait le cas si Toumani et Ajay n’avaient pas ouvert la voie. »

« L’équipe nationale masculine est dans un moment charnière »

« Pour les hommes, 2025 a été une année compliquée. On n’a pas d’équipe type, et on est en plein passage de génération. Les anciens sont encore là mais plus pour longtemps, les jeunes arrivent, mais beaucoup jouent aux États‑Unis et ne sont pas toujours disponibles.

Le futur de l’équipe nationale dépendra beaucoup de Toumani et Ajay. S’ils se rendent disponibles, les autres suivront. La Fédération a aussi un rôle à jouer pour rendre ça possible. On n’a encore jamais vu l’équipe au complet, entre blessures, absences et changement de coach. Mais l’avenir est prometteur : on a des joueurs à tous les postes. J’ai vraiment envie de voir cette équipe en pleine capacité. »

credit : fiba.basketball

« Terminer ma carrière à Bruxelles, c’était parfait »

« Sur le plan personnel, la saison 2024‑2025 avec le Brussels, c’était génial. On n’était pas censés finir aussi haut, mais on a fait une super saison. Terminer ma carrière dans ces conditions, avec un bon groupe, sans pression négative, c’était parfait.

Cette année, Bruxelles a encore une belle équipe. Ils ont gardé un noyau solide, un groupe qui vit bien. Ils ont perdu deux matchs récemment, mais pour moi, c’est une équipe qui fera peur toute la saison et qui peut faire mal en playoffs. »

« Anvers me semble plus structuré qu’Ostende »

« Je m’attendais à ce qu’Anvers soit fort. Avec le retour de Roel Moors, son style, ses joueurs athlétiques, son expérience… c’était logique. Ostende reste Ostende : ils gagnent encore des matchs, mais je les sens plus fébriles qu’avant. Anvers me paraît plus serein, plus structuré. »

« Le basket wallon souffre, et il faut des projets communs »

« Le basket wallon souffre, c’est clair. Charleroi, je pense que c’est un passage : ils ont un vrai projet, une vision, une académie solide. Ils se sont peut‑être trompés sur un ou deux joueurs, mais le projet tient la route.

Mons, c’est plus compliqué : pas d’argent, difficile d’attirer des sponsors privés. Pourtant, ils ont une salle incroyable. Liège, c’est dramatique : une ville de basket, une culture énorme, une salle magnifique… et pourtant le club est tombé très bas.

Le problème, c’est qu’on n’a plus assez de budget pour que chaque ville fasse son projet dans son coin. Il faut des projets communs, comme en France ou en Espagne. À Mons, par exemple, une collaboration avec Flénu aurait pu faire sens. Aujourd’hui, chacun tire dans son sens, et ça fragilise tout le basket wallon. »

 

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