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ITW Ajay Mitchell : « Champion NBA, c’était un rêve. Et cela te donne envie d’encore plus ! »

NBA - Ses récentes performances, sa présaison, sa blessure, ses objectifs, les Belgian Lions... on s'est posés en tête-à-tête une bonne vingtaine de minutes avec Ajay Mitchell. 
ITW Ajay Mitchell : « Champion NBA, c’était un rêve. Et cela te donne envie d’encore plus ! »

Ajay Mitchell a délivré de belles performances avec OKC.
Mandatory Credit: Alonzo Adams-Imagn Images

Champion NBA dès sa première saison, Ajay Mitchell continue à creuser son trou à OKC. Le Liégeois respire la confiance et prend de plus en plus d’importance dans le jeu du Thunder, comme en témoignent ses deux premières rencontres de la saison régulière.

L’occasion idéale pour se poser une bonne vingtaine de minutes en face-à-face avec Ajay Mitchell.

Ajay, tout d’abord, comment va votre blessure à la cheville ? Faut-il toujours faire attention ? 

Je me sens bien physiquement, mais il faut toujours faire attention. C’est évidemment une longue saison. On a déjà eu deux gros matchs (NDLR : 2 fois deux prolongations), donc tu le sens mais je sens bien. Il faut tous les jours travailler là-dessus. Le plus important est de rester en bonne santé pendant toute la saison.

On a bien vu que cela ne vous a pas trop gêné sur vos deux premiers matchs ! 

Non (sourire). C’est sûr que je me sentais bien, c’était cool de voir ça.

Il n’y a eu que deux matchs, mais comment évaluez-vous votre début de saison ? 

Plutôt bien. Le fait de rentrer au jeu, d’avoir cette confiance et de pouvoir jouer à ce niveau-là, c’est vraiment bien. Evidemment, ce ne sont que deux matchs, il en reste encore 80 en saison régulière. Le focus est là, il faut continuer à évoluer.

Deux matchs, et déjà un record en carrière. Qu’est-ce que cela fait ? 

Je n’y pensais pas quand j’étais sur le terrain , je suis surtout concentré sur le fait de pouvoir autant jouer et aider mon équipe. C’est sûr qu’à la fin du match, c’était cool de voir ça.

On voit que vous êtes en grande forme et que vous respirez la confiance. D’où vient-elle ? 

Du coach d’une part, et des coéquipiers ensuite. Je vois la confiance qu’ils ont en moi et l’envie qu’ils ont de me mettre dans des situations où je peux être en confiance. Et puis, après une première saison, tu te sens quand même plus à l’aise. Je connais tout le monde très bien, c’est beaucoup plus facile.

« Le fait de jouer avec Shai, J-Dub, Caruso, Dort et Wiggins lors de ma première saison m’a beaucoup aidé à grandir »

Ajay Mitchell

Comme on dit souvent, est-ce que vous sentez que le jeu ralentit ? 

Oui quand même. C’est sûr que tu sens une différence dans le jeu, autant en attaque qu’en défense, tu sens que cela ralentit. Le fait d’être dans une équipe aussi forte et de pouvoir travailler avec des joueurs comme Shai Gilgeous-Alexander, Jalen Williams, Alex Caruso, Lu Dort, Aaron Wiggins… lors de ma première saison, cela m’a beaucoup aidé à grandir. Et c’est sûr que cela a ralenti le jeu pour moi.

Ces deux matchs réussis, cela vous met un peu plus de pression ? On va en attendre plus de vous ? 

Je ne dirais pas de la pression. Il y a bien entendu cette envie de bien de faire et de continuer à mieux faire. Mais il faut rester simple, l’objectif est d’aider cette équipe à gagner. Cela peut arriver comme contre Indiana où il faut aller marquer, pénétrer, cela peut être d’autres façons aussi. Je ne me mets donc pas trop de pression sur le fait de faire mieux que ce que j’ai fait, mais juste d’évoluer en tant que joueur. L’objectif en fin de saison, c’est de voir une évolution.

Vous sentez que le regard des autres a changé ? Coéquipiers, adversaires, médias… 

Je ne fais pas vraiment attention. La confiance de mes coéquipiers et de mon coach a toujours été la même. J’avais ce sentiment dès mon premier jour à Oklahoma. Evidemment, quand tu arrives, tu dois faire ta place, continuer à grandir et gagner le respect des coéquipiers et des coachs. Pour les autres équipes, je ne fais pas trop attention non plus à ce qu’ils pensent de moi. On verra par la suite si des choses changent.

Revenons un peu en arrière sur votre intersaison. Comment s’est passé votre été et sur quoi avez-vous travaillé ? 

La première chose, c’était de pouvoir se reposer un petit peu, c’était vraiment important après une longue saison. Et puis on s’est directement mis au travail, sur un peu de tout. Il n’y a pas vraiment un seul point sur lequel on s’est concentré, même s’il y avait quelques points, comme le physique. Je l’ai vu ma première année, la NBA, c’est vraiment différent de l’université. Donc pour moi, il fallait être prêt physiquement. On a aussi travaillé sur la création, sur le tir et être un gars super compétitif. Le travail général était vraiment axé sur le fait de pouvoir aider cette équipe dans le futur.

On avait aussi envie de parler de votre évolution physique et de votre défense. 

C’est sûr, c’est cool de voir que le travail effectué pendant l’intersaison a porté ses fruits. Maintenant, ce ne sont que deux matchs. Mais je sens quand même une différence par rapport à la saison dernière. Il faut continuer à travailler, la saison est tellement longue. Pour cela, il faut prendre soin de son corps, faire les bonnes choses et en récupération, essayer de travailler et d’être encore plus physique.

Quels sont vos objectifs individuels cette saison ? Qu’est-ce que vous souhaitez accomplir ? 

Je ne me suis pas vraiment fixé d’objectifs au niveau statistique. Mon objectif, c’est de plus faire ma place dans cette équipe et de l’aider à gagner. Evidemment, comme on a été champions la saison passée, on sait que cela va être dur. Quand tu gagnes le titre, tu es attendu. Notre mentalité n’a en tout cas pas changé.

Qu’est-ce qui ferait que cette saison soit encore mieux réussie que la précédente, autant pour vous que pour OKC ? 

Je pense que c’est toujours ce qu’on a fait depuis le début, depuis mon arrivée : cet effort axé sur le développement et de n’avoir aucun regret à la fin de la saison. On était vraiment concentrés sur chaque match, et d’évoluer en tant qu’équipe. On doit essayer de devenir une meilleure équipe à chaque match, après chaque expérience. Et puis, quand les playoffs arrivent, d’être prêts, car c’est là que tout se joue. A la fin de la saison, que tu gagnes ou pas, il faut juste ne pas avoir de regrets. C’est ce qu’on veut faire cette saison.

Il n’y a justement eu aucun regrets la saison dernière. Comment l’avez-vous vécue ?

C’était incroyable pour moi. Une première année en NBA, pouvoir aller jusqu’à gagner le titre. C’était un peu un rêve pour moi. Cela te donne envie de plus. C’est important de tourner la page et je pense qu’on l’a très vite fait. On a gagné, on était content, on a fêté. Maintenant, c’est une nouvelle saison et on repart de zéro. C’est comme si on n’avait pas gagné, on veut vraiment avoir cette mentalité-là, où on commence une nouvelle aventure. Et on doit tout donner pour cette aventure.

« Ma blessure l’année passée ? C’était plus un signe, une expérience que je devais traverser »

Ajay Mitchell

Personnellement, c’était un peu une saison faite de hauts et de bas : du temps de jeu, une blessure, le titre… Comment l’avez-vous expérimentée ?

C’est sûr que c’était dur. Mentalement ce n’était pas facile quand cela a été annoncé que c’était une blessure assez grave. Tu prends un petit coup, surtout quand tu commences bien la saison, que tu es dans un bon groove. Pour moi, c’était plus un signe, une expérience que je devais traverser. Dès que je l’ai su, j’ai essayé de voir cela comme une expérience qui va m’aider à grandir, et une opportunité pour moi de travailler sur mon corps. Et d’apprendre la NBA sans jouer, regarder beaucoup de vidéos et être avec l’équipe tous les jours et apprendre auprès de beaucoup de joueurs. C’était évidemment dommage pour moi de se blesser à ce moment-là, mais je pense qu’aujourd’hui, grâce à cette blessure, j’ai pu évoluer en tant qu’homme et en tant que personne.

Revenons au titre et surtout à il y a quelques jours. Cela fait quoi de recevoir sa bague de champion NBA sur le terrain, à domicile, avec l’équipe, devant des milliers de fans ? 

C’est un moment incroyable. C’est le rêve de tout joueur NBA de pouvoir avoir cette bague et de se dire que tu es champion NBA. C’était un moment cool pour moi, ma famille et mes fans. Le fait qu’ils puissent vivre ça avec nous, c’était assez spécial car c’est autant notre bague que la leur.

Cette bague, elle est chez vous, dans un coffre ou vous l’avez dans votre sac à chaque match pour la voir ? 

Non, elle est à la maison dans un coffre bien protégé. Tu la gardes à la maison, et quand tu as des amis ou de la famille qui viennent, tu la sors pour la montrer. Ce n’est pas vraiment quelque chose que tu portes quand tu sors manger non (sourire).

Ajay Mitchell et ses coéquipiers reçoivent leur bague de champion NBA
Mandatory Credit: Alonzo Adams-Imagn Images

Avant de terminer, parlons de l’équipe nationale. La blessure, la revalidation, la longue saison avec OKC… Cela explique votre absence avec les Belgian Lions ? 

Oui, il y a beaucoup eu le fait d’avoir été blessé, qui m’a ralenti. La saison a été très longue, et c’était assez compliqué pour moi, même si je veux jouer pour la Belgique. L’Eurobasket est une compétition incroyable. C’est sûr que cela aurait été super, mais à ce moment de ma carrière, ce n’était pas le bon moment d’un point de vue physique pour moi, et sur le fait de revenir à Oklahoma et d’y faire ma place. C’était le plus important pour moi.

Vous avez pu suivre leurs matchs, malgré le décalage horaire ? Qu’en avez-vous pensé ? 

J’ai suivi oui, j’ai trouvé ça vraiment bien. Il nous manquait beaucoup de joueurs, ce qui était compliqué, comme moi, Toumani CamaraRetin Obasohan et plein d’autres encore… Malgré tout, on est une nation qui va à l’Eurobasket, qui veut être compétitive avec les autres équipes. On a joué de grosses nations, c’était bien, même si on n’a pas eu les résultats qu’on voulait. C’est une bonne expérience pour les joueurs qui ont pu la jouer. Ce ne sera que du positif pour la suite. On va continuer à grandir en Belgique.

Vous vous en êtes projeté en regardant les matchs ? Cela vous a démangé ? 

Un peu évidemment. Je pensais au fait que je n’étais pas là. C’est pas ce que je les avais laissés tomber, mais une partie de moi se disait : ‘bon, je vois mes compatriotes à l’Euro et moi je n’y suis pas. C’est sûr que c’était dommage, mais ça m’a donné encore plus de motivation de me dire que pour la suite, j’y serai et ça sera vraiment bien.

La prochaine grande échéance, c’est la Coupe du Monde, on peut vous imaginer là-bas ? Et est-ce qu’OKC est ouvert à vous laisser partir l’été ? 

Non, on n’a pas encore discuté de ça avec le Thunder. Cela a toujours été un de mes objectifs de pouvoir jouer à ce niveau-là. Comme pour l’Eurobasket, Oklahoma ne m’a jamais dit ‘non, on ne veut pas que tu y ailles, que tu ne fasses pas l’Euro’. C’était plus une décision de ma part, je n’étais pas prêt pour ça. La Coupe du Monde, cela va évidemment de dépendre de comment la saison se déroule, comment je me sens et si tout va bien. Si c’est le cas, ce serait cool de vivre ça. On en parlera quand il le faudra, mais c’est quelque chose que je garde en tête.

 

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