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#Souvenirs : L’épopée du Brussels en 2017 : « On a joué des matchs avec le trophée sur la table ! »

BNXT - Pour tous les supporters du Brussels, la saison 2016-2017 est la plus belle. 3e du championnat, les Bruxellois ont atteint la finale. On est revenu sur cet incroyable parcours avec Serge Crevecoeur il y a plusieurs mois.
#Souvenirs : L’épopée du Brussels en 2017 : « On a joué des matchs avec le trophée sur la table ! »

Serge Crevecoeur et s son staff communient avec le public

Crédit photo : Brussels Basketball

Pour sa quatrième saison en D1, le club de la capitale a atteint les finales, un an après avoir poussé Alost jusqu’à la manche décisive en demi-finale. Interview avec Serge Crevecoeur, l’entraineur du Brussels, dont les souvenirs sont encore très précis.

Serge Crevecoeur, si je vous dis tout simplement, « saison 2016-2017 », à quoi pensez-vous ?
A la meilleure saison de l’histoire du club. Une saison extraordinaire où on a été compétitifs, où on a joué des matchs avec la coupe du champion sur la table. On a joué des matchs pour des prix. On est éliminés par Ostende en demi-finale de Coupe de Belgique en perdant de deux points là-bas et en les accrochant vraiment en back-to-back. Et on perd encore la finale contre eux. C’est une saison qui m’a beaucoup marqué.

Et la saison précédente, vous atteignez les demi-finales. Vous vous attendiez à faire mieux ?
C’était inattendu car en 2015-2016, ce n’est que notre troisième saison en première division. On commence à comprendre comment gagner des matchs, on a plusieurs joueurs qui sont restés : c’est la deuxième saison de Julian Gamble, Rion Brown et Donald Sims. On a une stabilité de noyau et on arrive à battre Charleroi après prolongations en quarts de finale des playoffs. Pour notre première saison en PO, où on finit 7e du championnat. Et c’était encore un grand Charleroi avec les frères Jimmy et Billy Baron, qui a joué en Euroleague par après. Alex Libert (NDLR : aujourd’hui au Brussels) y était et il s’en souvient encore ! Après on joue Alost, favori, et on perd de 3 points au game 5 chez eux, c’était incroyable. Alors après, tu ne t’attends pas vraiment à ça. Tu sais que ça sera difficile de faire aussi bien, mais Brown part, Gamble aussi. On ne savait plus les payer. Quand tu perds des joueurs de ce calibre-là, tu te dis « ben ce serait bien d’arriver en demi-finale de nouveau », pas « on doit faire mieux et aller en finale ». Ce qu’on a réussi à faire après une série incroyable contre Anvers après une autre déjà compliquée contre Limburg. On a souffert dans les deux séries, mais on a été au bout… enfin, presque.

« Je n’ai jamais pu profiter du titre de vice-champions. Je suis directement passé du stress des finales au stress de mon avenir à Pau »

Serge Crevecoeur, coach du Brussels

Le recrutement est aussi particulièrement réussi non ?
Oui oui, on a Augustas Peciukevicius, Jeremy Simons, Chris Dowe, qui vient de Pro B. TJ Bray arrive aussi en décembre et il a changé beaucoup de choses, il nous a fait prendre un niveau encore. Un joueur d’une intelligence extraordinaire, qui a aussi joué en Euroleague par après (NDLR : avec le Bayern Munich).

La marque de fabrique du Brussels, c’est aussi le fait d’être intraitables à domicile.
On est quasiment invaincu, grâce au public et plein de facteurs. On a des joueurs comme Domien Loubry qui font lever la salle, des joueurs spectaculaires comme Chris Dowe, des joueurs efficaces comme Brandon Ubel, le chouchou du public, Jeremy Simons. Des joueurs qui respectent ce qu’on leur demande, des joueurs propres avec très peu de déchets et d’erreurs. C’était une équipe de haut niveau. Et on gagne aussi la première victoire de notre histoire en Coupe d’Europe cette année-là. La victoire à Benfica, quand on monte les escalators pour arriver dans le Hard Rock Café de Lisbonne… une centaine de supporters sont là, tout le monde crie, c’est fantastique ! A ce moment-là, on ne sait pas encore quand on va devenir une bonne équipe. Avec le recul, peut-être qu’on aurait pu se qualifier, c’est sûr.

A quel moment est-ce que vous vous dites que cette équipe-là peut faire de grandes choses cette saison ?
Après Noël. TJ Bray arrive en décembre et met quelques semaines à s’intégrer. En janvier février, je sens que l’équipe progresse et on monte en puissance jusqu’à arriver au mois de mars où je me dis « ok on finit quand même 3e, ex aequo avec Anvers ». Tous ces facteurs font que tu prends confiance en toi, même si tu te dis qu’il y a des matchs où tu seras mené.

Ce qui est directement le cas au premier tour avec Limburg…
On perd le premier match chez nous, on va gagner là-bas et lors du 3e match décisif, on est encore menés au début du 4e quart-temps. Et dans ma tête, je me revois encore au bord du terrain, je me dis « bon là, on a intérêt à faire notre meilleur quart-temps de la saison ». Mais j’y crois, on va gagner. C’est ça, tu sais que tu vas gagner si tu fais les choses bien et si chacun respecte les rôles et tâches assignés.

Il y a ensuite Anvers, où l’avantage du terrain n’a pas été prépondérant.
On va gagner là-bas, on perd chez nous, on regagne et on finit la série 3-1 à domicile. C’était dingue d’aller gagner là-bas une deuxième fois. Tu peux dire « ok c’est un accident », et puis ils viennent gagner chez nous. Ok, Anvers a remis les pendules à l’heure mais on va regagner là-bas. C’était une prestation de haut niveau, les Giants avaient une sacrée équipe quand même : Gavin Ware, Jason Clark, Kevin Punter… une équipe de dingues.

J’ai été reprendre les articles de l’époque et Guy Muya m’avait dit « P***** c’est indescriptible ». Et il y a même eu une chenille sur le terrain (voir vidéo) !
Ah oui ? (sourire). Honnêtement, je ne me souviens pas. Mais c’était la folie, c’était magnifique.

Il reste la dernière marche, Ostende. La marche de trop ?
Oui, et depuis 14 ans pour tout le monde. Mais je prétends qu’on n’était vraiment pas très loin. On perd le premier mais le deuxième on mène et je me rappelle que Domien Loubry a 2-3 tirs ouverts dans les deux dernières minutes pour tuer le match. Et on ne les met pas. On a encore un tir pour la gagne à la dernière seconde mais on perd tout de même. Tout le monde me dit qu’on est morts mentalement, Ostende sort le champagne, et on va gagner le troisième match là-bas. Et puis ils nous plient pour le 4e.

Revenons sur cette fameuse victoire à la Côte alors qu’Ostende mène 2-0 et n’est qu’à une victoire du titre.
C’est aussi dire la force mentale que ce groupe avait à ce moment-là. Parce que tu prends un gros coup sur la tête quand tu perds le deuxième, quasiment à la dernière seconde. Et on s’impose là-bas, et vraiment bien hein. Un gros sentiment de fierté par rapport au groupe car c’est dur de faire ça. TJ Bray nous sort un match incroyable là-bas et ici… Je crois qu’on est fatigués, eux ont plus de rotation aussi. Est-ce que dans la tête des joueurs, ils se disent peut-être que le job est rempli d’avoir gagné un match ? Il y a une forme de relâchement peut-être. C’est aussi ça la force d’Ostende, il n’y a jamais de relâchement. Jamais.

Dans un article du bilan de la saison, vous me disiez « Je ne réalise pas encore qu’on est vice-champions. Je pense que cela va bientôt me tomber dessus, j’espère en tout cas ». Cela a été le cas finalement ?
Non pas vraiment car j’étais déjà en contact avec Pau et c’était un peu le bordel, je n’ai pas vraiment pu. Ils m’ont contacté pendant la finale, je sentais que j’étais en pole position pour aller coacher là-bas mais il y avait des gens qui n’étaient pas d’accord, bref. Ce n’est que fin juin que le président m’appelle pour me demander si je suis toujours intéressé car ils avaient pris une décision en ma faveur. Donc j’étais parti, je n’ai pas pu dire au revoir, on n’a rien pu faire. C’était une grande frustration, je suis un peu parti comme un voleur alors que c’était pas du tout mon intention. Car je pense que les gens m’aimaient bien et je le vois aujourd’hui, les gens m’aiment bien. Et moi aussi je les aime bien, je les aime (sourire). Je n’avais pas envie que ça se passe comme ça, mais c’était incontrôlable, il n’y avait rien à faire. Je suis directement passé du stress des finales au stress de mon avenir. C’était compliqué.

Que gardez-vous le plus en vous de cette saison historique ?
Le chemin qu’on a créé avec les joueurs. Même ceux avant comme Julian Gamble. C’est ça que je retiens, les relations et les amitiés avec Domien Loubry, Guy Muya, Alex Lichodzijewski.

« Revivre ça ? C’est l’ambition, mais ce n’est pas pour demain, je préviens »

Serge Crevecoeur, entraineur du Brussels

Vous y repensez encore à cette saison ?
Je fais encore des cauchemars du deuxième match (rires). Allez, j’y repense. Je rêve qu’on le gagne, qu’on est à 1-1. Mais bon voilà. J’y repense avec beaucoup de fierté en tout cas.

Un fan demanderait sans doute : « Est-ce qu’on peut imaginer revivre ça un jour ? »
Ah ben on y travaille. On part de loin car il faut reconstruire une structure, un budget. Cela commence aussi par le recrutement de bons jeunes, de bons joueurs. Mais avec la base qu’on a, Alex Libert, Yannick Desiron, Terry Deroover, Louis Hazard. C’est une bonne base belge, comme on avait avec Muya, Maxime Depuydt, les frères Niels et Jonas Foerts. C’est ça qui a fait notre succès, et après on a bien su recruter des étrangers autour. Mais oui, c’est l’ambition. Après, ce n’est pas pour demain, je préviens. Il faudra un peu de patience.

Les acteurs de cet incroyable parcours
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