#Onfaitlebilan : « On a tous pris un gros coup d’avoir raté l’Elite Gold »

Le Brussels a raté l’Elite Gold d’une victoire et ne s’est pas qualifié pour les PO
Serge Crevecoeur, quel bilan tirez-vous de la saison, la première depuis votre retour ?Le bilan est globalement positif, pour plusieurs raisons. On a d’abord beaucoup travaillé sur la structure autour des joueurs, dans le médical et le paramédical. Nous avons investi dans du matériel de récupération, on va encore avoir du matériel de fitness. La ville nous a bien aidés aussi en mettant à disposition des locaux en plus. Du point de vue de la structure et des infrastructures, les conditions se sont bien améliorées.
Et quel est le bilan sportif ?
Nous avons été malheureusement inconstants, même quand on a montré qu’on savait bien jouer au basket. On a par moments proposé un jeu de très bon niveau. Mais cette inconstance a fait qu’on s’est écroulé au 2e tour. Mais le premier tour, à part un match ou deux où on n’a pas été bons, on bat Anvers chez nous et on perd là-bas de pas grand-chose. On pousse Ostende en prolongations… On a montré de belles choses, c’est encourageant pour l’avenir.
Il y a un peu un contraste entre le Brussels du premier tour, qui frôle l’Elite Gold, et celui du deuxième tour, qui s’effondre. Il y a eu un coup de down de rater la qualification à une victoire près ?
Je pense qu’on a tous pris un très gros coup sur la tête en se disant « merde on va pas terminer 5e ». On a mis beaucoup d’espoir là-dedans et on a tous pris ce coup, moi y a compris. Je n’aime pas prendre d’excuses avec les blessures, mais on n’a jamais eu un Terry Deroover vraiment revenu de sa blessure, Jelani Watson-Gayle n’a plus pu jouer à un moment non plus. On n’avait plus de capitaine du navire en termes de distribution. On a eu des absents, c’est comme ça. Mais je pense qu’on a pris un coup mentalement. Et puis tu perds une fois, deux fois…
« Le Brussels était encore cette année dans la reconstruction »
Serge Crevecoeur, entraineur du Brussels
Surtout que d’autres équipes comme Mons et Louvain étaient sur une autre dynamique…
C’est exactement ce qu’il s’est passé. Un peu comme en football avec l’Union Saint-Gilloise et Bruges qui gagne derrière.
Il y a un peu de déception, mais est-ce qu’on oublie pas un peu d’où vient le Brussels ?
Je n’aime pas parler du passé, de ce qu’il y avait avant. On était encore cette année dans la reconstruction. On est encore dedans mais je pense que cette année sera celle de la construction, on enlève le « re ». Et j’espère que l’année suivante, on sera vraiment dans la performance.
Quelle a été la force de cette équipe cette saison ?
C’est l’esprit d’équipe, la camaraderie. On avait vraiment beaucoup de joueurs concernés par l’équipe. On n’a pas de star, on ne peut pas se payer des joueurs du calibre de Khalil Ahmad ou Damien Jefferson. C’est vraiment collectivement qu’on peut faire la différence, et c’est ça qui m’a bien plu. Ce qui va payer aussi j’espère, c’est la stabilité de l’effectif, on garde la majorité du noyau.
Qu’est-ce qui a manqué à cette équipe ?
Un peu plus de stabilité mentale, des joueurs un peu plus matures à certains postes. Le budget qu’on a fait qu’on fait ce qui est possible. Il n’a pas manqué grand-chose, on rate le top 5 d’un rien. Il a manqué un peu de maturité, de dureté mentale. Et quand je parle de maturité, je prends par exemple Jared Ambrose, capable de matchs incroyables et certains pas bons du tout. Mais c’est normal, c’est un gamin dans sa première année professionnelle. C’est la vie, il a manqué de maturité mais on est sur la bonne voie.
Qu’est-ce que vous retiendrez comme moments de cette saison ?
Le premier Eloya Christmas, cela faisait longtemps que je n’avais pas été au Palais 12 et en plus, c’était un gros match contre Ostende. Il y a aussi le Circus Game (NDLR : match que nous avons suivi dans les coulisses) avec la victoire au bout. Et aussi le dernier match à domicile, contre Feyenoord. On gagne après prolongations alors que l’on n’a plus rien à jouer. On a montré qu’on ne lâchait rien mentalement, la salle était pleine, c’était vraiment chouette. J’en profite d’ailleurs pour remercier le public, qui est revenu. La salle n’était pas remplie à chaque match mais quelques-uns quand même. C’était très positif et on va continuer à travailler là-dedans et proposer des choses supplémentaires. Le public est important pour nous.
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