Stephan Swenson rejoint la BNXT League !
Stephan Swenson : « Mon objectif ? Aider Ostende à regagner le titre ! »

Après un beau parcours en NCAA et une première saison professionnelle convaincante du côté du Portugal, Stephan Swenson a signé à Ostende où il découvrira la BNXT League et les grandes ambitions d’un club habitué au sommet. Toujours en préparation en Californie, le meneur de jeu d’Ostende nous a accordé une longue interview.
- Poste : Meneur
- Taille : 187 cm
- Âge : 24 ans
- Nationalité : Belgique
- Club : Sporting CP
Stats 2025-2026 / Fiba Europe Cup
| PTS | 11,5 | #116 |
|---|---|---|
| REB | 1,5 | #435 |
| PD | 2,4 | #137 |
Stephan, comment se passe votre préparation ?
Tout se passe bien. Je suis en Californie, proche de Santa Barbara, où je fais ma session d’été et où je m’entraine tous les jours. La Floride c’est la maison (NDLR : il a joué à Stetson pendant 4 saisons) mais comme j’ai joué à UC Santa Barbara la saison passée, j’ai encore beaucoup de relations ici. Je peux tout avoir au même endroit : préparation physique, coach, salle de basket ouverte à tout moment. J’ai eu l’opportunité de venir ici un mois et c’était une bonne décision.
Que travaillez-vous durant cette préparation ?
Un peu de tout. Toujours beaucoup shooter, être plus constant, savoir marquer mes shoots ouverts. Et puis il y a le travail sur l’entièreté de mon jeu : travailler les skills, la vision, la vitesse de jeu. Plein de choses sur lesquelles je travaille chaque été pour essayer de rajouter un petit truc en plus.
Avant de parler de la Belgique, revenons sur votre première saison professionnelle au Portugal, au Sporting. Quel bilan, individuel comme collectif, tirez-vous de cette première saison ?
Pour une première saison professionnelle, c’était une bonne saison. C’est vrai que mon standard est toujours assez haut parce qu’individuellement et collectivement, je voulais qu’on gagne le championnat. Surtout après avoir gagné deux coupes, on était sur un bon momentum. Mais honnêtement, on a vraiment fait plus que ce qu’on attendait de nous, au point d’être presque favoris pour les playoffs. Je retiens beaucoup de bonnes choses.
Individuellement, j’ai beaucoup appris en tant que rookie et j’ai beaucoup de gratitude pour le Sporting. Dans ma manière de jouer, je vis toujours pour gagner tout ce que je peux. C’est ma nature et mon esprit. J’essaie de gagner et d’avoir un impact gagner.
« Ostende reste le plus grand club de Belgique… avec Anvers bien sûr »
Stephan Swenson
A quel niveau placez-vous le championnat portugais ?
C’est une bonne ligue, avec des joueurs qui ont de l’expérience. Bien sûr, elle est beaucoup représentée par le top 3 et tu peux voir les différences de niveau avec le reste. Mais cela reste similaire à la Belgique et d’autres pays. Il ne faut pas le sous-estimer.
Quelles différences avez-vous noté entre la NCAA et le basket européen ?
Pour moi, c’est deux jeux complètement différents. La NCAA, ça reste des athlètes, des monstres qui peuvent sauter, des Américains quoi… Mais en Europe, c’est la rapidité du jeu, la pensée, la lecture. Les règles sont aussi différentes avec la possession à 30 secondes en NCAA et 24 en Europe. Tu dois avoir des décisions plus rapides. Cette année, c’était beaucoup d’apprentissage sur le fait de s’adapter à cette vitesse de jeu, à cette pensée, mais aussi à imposer la manière dont tu veux le faire.
Vous signez à Ostende. Comment ça s’est déroulé ?
Ostende, c’est un club que je connais depuis tout petit, et qui a toujours gagné, jusqu’à encore aujourd’hui. Et honnêtement, cela me représente et c’est ce que j’ai envie de représenter : la victoire. Après la fin de saison au Portugal, j’ai eu des contacts avec le GM Sam Van Rossom et le coach Denis Wucherer. Ils ont eu un grand impact sur ma signature car ils ont prouvé que leur offre était différente des autres clubs. Ils ont vraiment un très bon projet pas seulement pour moi mais toute l’équipe pour nous remettre en haut du podium. Quand je comparais aux autres offres, j’avais un très bon feeling et je me suis dit qu’il était temps de rentrer à la maison et d’essayer de faire quelque chose de grand avec Ostende. En sachant qu’Ostende reste le plus grand club de Belgique, avec Anvers bien sûr. Cela reste aussi un très bon tremplin pour l’avenir, en sachant que si tu fais les choses bien à la Côte et que tu gagnes des titres, ton avenir peut être brillant.
Quelles ont été les discussions avec Sam Van Rossom et Denis Wucherer ? Quel va être votre rôle dans l’équipe, qu’est-ce qu’ils attendent de vous ? Un joueur encore jeune, mais avec de l’expérience…
Ils savent quel type de joueur je suis : un meneur un peu plus traditionnel mais qui peut aussi espacer le jeu. Ils attendent ce que les coachs attendent souvent de moi : pouvoir jouer mon jeu en poussant, connaitre le bon pace, défendre dur, prendre les bons shoots et savoir contrôler une équipe.
Ils savent que je suis encore jeune, mais comme vous le dites, j’ai quand même une bonne petite expérience de matchs à haut niveau et aux Etats-Unis.
Est-ce qu’il y a une pression supplémentaire d’occuper le poste de meneur de jeu à Ostende, qui a connu de grands noms.
Le poste de meneur de jeu est toujours important dans une équipe : un joueur avec un grand rôle et de grandes responsabilités. La pression, c’est la manière dont les gens veulent le voir. Moi j’ai toujours été meneur et représenter Ostende, c’est surtout un grand honneur. Je vais prendre mon rôle à cœur et je vais tout donner pour pouvoir contrôler ce que je peux contrôler. Donc, si on parle de pression, non, c’est juste en termes de personnalité, de perception, de perspective… Mon objectif, c’est de tout faire pour aider cette équipe à gagner des titres.
Justement, quelles sont vos ambitions et objectifs avec Ostende cette saison ?
C’est très simple : c’est de regagner le championnat belge. C’est le standard pour Ostende et cela me va totalement. J’aime jouer pour quelque chose qui en vaille la peine, c’est pour cela que tu travailles tous les jours à l’entrainement, en sachant ce que tu veux accomplir en tant qu’équipe.
Passons aux Belgian Lions avant de conclure. Vous étiez présent à la fenêtre en mars mais pas à la dernière fenêtre. Pourquoi ?
Je pense qu’il y a eu un manque de communication. C’était une situation un peu spéciale car j’étais déjà aux Etats-Unis car la liste a été dévoilée assez tard et je ne savais pas vraiment si j’allais en faire partie. Honnêtement, j’ai dit : écoute, si je ne suis pas repris, pas de soucis, je vais retourner aux USA pour continuer à m’améliorer et me préparer à être un meilleur joueur.
Les Lions, cela reste une très bonne opportunité pour moi, même si lors de la fenêtre précédente, j’étais assez fâché sur moi car j’avais l’impression de ne pas avoir pu impacter l’équipe comme je le voulais.
Il y a les pré-qualifications de l’Eurobasket 2029 fin août. Vous serez présent, même s’il faut encore trouver un coach ?
Oui, je suis disponible, mais c’est dans un mois, et il y a la préparation avec Ostende. C’est à confirmer avec le coach et l’équipe, mais aussi avec l’organisation de l’équipe nationale. Dans un mois, je serai à Ostende, et de là, on pourra voir ce qu’on peut faire si je suis sélectionné en équipe nationale.
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