Olivier Foucart : « On doit être ambitieux avec Alost, mais aussi se rappeler d’où on vient »

Olivier Foucart veut reconstruire la réputation des Okapis
6 victoires, 3 défaites, et une cinquième place au classement. Le début de saison des Okapis est plus que réussie, avec une dernière victoire plus que méritée face à Charleroi (108-89). On analyse ce match et le début de saison des Alostois avec leur coach Olivier Foucart.
Olivier, revenons un peu sur le dernier match contre Charleroi.
Je trouve qu’on a bien commencé et on a été dominants la majorité de la rencontre. Il y a un petit moment de flottement dans le 3e quart où le Spirou revient à 8 points, mais on a bien réagi. On a certainement été forts sur le plan offensif, et comme j’ai déjà dit, défensivement, on sait qu’on peut faire mieux. 89 points à domicile c’est trop. Si on a un soir moins bien en attaque, on peut être mis en difficulté. C’était en tout cas un match important contre un concurrent direct, je suis content même si on doit encore améliorer certains points.
Que dire sur Dante Maddox, encore une fois important ?
Honnêtement, cela fait longtemps que je n’avais plus travailler avec un gars comme ça. Car il n’y a pas que le talent offensif individuel. C’est aussi quelqu’un qui aime jouer pour l’équipe, qui n’est pas égoïste. Il a aussi des qualités défensives. C’est une superbe performance de sa part, mais aussi de toute l’équipe.
Ce n’est bien sûr pas le seul à crever l’écran. Comment analysez-vous la prestation des autres joueurs ?
Je trouve que Niels Van den Eynde, même si cela se voit moins au niveau des stats, sa manière de jouer, les responsabilités qu’il prend… C’est notre moteur, il est hyper important grâce à sa créativité, l’espace qu’il crée, les mouvements de ballon. Cela ouvre beaucoup d’espace pour les autres. Mattias Palinckx a été très dominant, Siebe Ledegen très agressif, et Eddy Colbert a beaucoup contribué aussi. L’impact de Glenn Temmerman ne se voit pas sur la feuille de matchs, et Ivan Maras apporte aussi son expérience et son sens de la passe. Nous avons vraiment été forts en équipe, avec quelques exploits individuels.
Début octobre, vous nous disiez vouloir « installer une certaine manière de jeu, un travail dur pour être assez bien en défense, et en même temps avoir un spectacle offensif avec du rythme et un jeu d’équipe ». Où en êtes-vous par rapport à cet objectif ?
Nous sommes en train de progresser par rapport à cela. Les derniers matchs, même à Anvers, on a fait des pas en avant, notamment du point de vue offensif. Les joueurs prennent plaisir à jouer ensemble, nous sommes une équipe. Et je trouve que c’est un point très important de notre philosophie. On travaille très dur défensivement, on progresse doucement. Nous n’avons pas la meilleure équipe défensivement, mais on essaie d’améliorer tout cela. Cela va parfois vite, parfois cela prend un peu plus de temps. Nous ne sommes pas encore là où on doit être, mais on fait le travail pour y arriver.
5e de BNXT League avec 6 victoires et 3 défaites, vous attendiez de tels résultats ?
Non, nous n’avions pas d’attentes au niveau des résultats. Le plan, c’était de revivre et reconstruire la culture d’Alost, l’ambiance qui avait un peu disparue, avoir une équipe se bat pendant 40 minutes sur le terrain et qui prend du plaisir ensemble. C’était ça la top priorité. Maintenant ok, les résultats sont la conséquence de notre manière de travailler. Tu vois l’ambiance et l’envie qui reviennent pas à pas à Alost. Il y a plus de gens dans la salle, ils sont comme notre 6e homme. 6 victoires sur 9, on peut être content de notre début de championnat.
« Mon objectif, c’est d’être fort à domicile. C’est important d’avoir cette réputation pour Alost »
Olivier Foucart, coach des Okapis
Et ce n’est pas forcément trompeur, vu le calendrier…
Oui, c’est vrai et on a aussi eu des opportunités pour gagner d’autres matchs. Des choses qui se sont passées, qui ont été formatrices. Chaque défaite nous a appris quelque chose.
Vu le bilan actuel, les objectifs changent ?
Mon but était de gagner et d’être fort à domicile. C’est important pour Alost d’avoir cette réputation, des gens et une ambiance pour faire revivre le club. Il faut être solide chez nous, les matchs à l’extérieur sont du bonus. Pour moi, ça ne change pas, ok il faut être ambitieux quand tu es un joueur ou un club de haut niveau, mais il faut aussi se rappeler d’où on vient.
Quid de la Coupe de Belgique ?
Il faut être honnête, le tirage est favorable et on évite les gros clubs dans notre partie de tableau (NDLR : Anvers, Ostende, Courtrai et Limburg). Chaque match est spécial, mais aussi difficile, pour tout le monde. On va jouer à domicile, on doit être conscient de cette opportunité et en tirer tout ce qui est possible.

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